Décédé le 4 janvier 1960, Albert Camus est donc parti depuis 50 ans…On parle beaucoup de lui en ce moment et ses œuvres caracolent dans les meilleures ventes de livres…Camus, prix nobel de littérature en 1957, est un grand de la littérature française – je vous invite à lire & relire l’un de ses 25 romans…
Oeuvres complètes : Coffret en 2 volumes : Tome 1, 1931-1944 ; Tome 2, 1944-1948



janvier 10th, 2010 at 11 h 11 min
Carnets Albert Camus
Avec l’identité nationale, ils s’empétrouillent aujourd’hui dans des stratégies idéologiques dissimuliformes et surnoisoïdes qui polluent le débat. Qu’ils reviennent donc à la formule de Camus dans ses Carnets : « Oui, j’ai une Patrie, c’est la langue française »
Identité. On la retrouve encore dans de belles pages, semblables à celles de Stendhal. Traduction de la sensation que les paysages lui procurent. Voyages en Italie ou en Grèce avec l’évocation de la terre natale. Identité méditerranéenne : « Encore dans les ruines entre les collines et la .Difficile de m’arracher à ces lieux, les premiers depuis Tipasa où j’ai connu un abandon de l’être »
Carnets, belle mosaïque de style d’un artiste qui se modèle au long de sa vie.
Carnets, des « coulisses » selon Roger Quillot. Témoignages de la genèse d’une œuvre, avec des projets abandonnés en cours de route et des rêveries mûrissant les œuvres à venir. La maladie lui a enseigné la valeur du temps ; « Il n’y a pas une minute à perdre, ce qui est peut-être le contraire de se dépêcher » Cette dernière formule évoque le style de Max Jacob, l’un de ses premiers lecteurs. Il faudra bien un jour exploiter la correspondance, jusqu’à maintenant inédite entre Max Jacob et Camus, « un jeune homme d’avenir » disait-il dans une lettre de 1932 à Jean Grenier. Beaucoup ont emprunté à Max Jacob. Camus aussi.
Passages éclairant la trajectoire camusienne : « C’est pourquoi sans doute et jusqu’ici je ne suis pas un romancier au sens où on l’entend. Mais plutôt un artiste qui crée des mythes à la mesure de sa passion et de son angoisse »
Des confidences, mais pas de détails intimes. Camus ne proustise pas, il révèle l’univers imaginaire du romancier. Pas d’étalage impudique. Priorité à l’écriture, sa « joie profonde »